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LE GOUVERNEMENT JEBALI A VIOLE LE STATUT PREFECTORAL DE1956

كتبها مراد رقيّة ، في 2 أبريل 2012 الساعة: 11:18 ص

         

 

     

    Tunisie - Nominations : Le gouvernement provisoire a violé le statut préfectoral du 21 juin 1956

  • Par Abou SARRA
  •  

  • Depuis son accès au pouvoir, il y a quatre mois, le gouvernement provisoire deHamadi Jebali a nommé 16 gouverneurs nahdhaouis sur un total possible de 23. Ces nominations partisanes lui ont valu de vives critiques de la part de l’opposition, des observateurs et de l’opinion publique. Point d’orgue de cette réaction, le sit-in d’une partie de la population de Monastir devant le siège du gouvernorat pour protester contre la nomination du nouveau locataire nahdhaoui, Habib Sithom.

    Dans l’ensemble, ceux qui déplorent ces nominations estiment que ce gouvernement provisoire a reçu, en principe, pour mission précise d’élaborer, dans un délai d’un an et demi, au plus tard, la Constitution et de gérer les affaires courantes du pays. En conséquence, il n’avait pas, à leurs yeux, le droit de se comporter comme s’il était investi d’une légitimité électorale définitive qui l’habilite à gouverner et à nommer les siens sans que l’exigence de compétence soit toujours respectée.

    Du côté du pouvoir, la tendance est à minimiser l’affaire et à la banaliser. Interpellé sur ce dossier, Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha, a déclaré que la nomination de cadres nahdhaouis aux hauts postes de l’administration locale et régionale ne relève pas du scandale politique. «Tout parti politique au pouvoir œuvre naturellement à s’entourer d’hommes de confiance et proches de ses stratégies», a-t-il-dit.

    Lui emboîtant le pas, Oussama Bouthelja, chargé de mission au cabinet du ministre de l’Intérieur fait observer qu’«il est tout à fait naturel que le Premier ministre nomme, sur proposition du ministère de l’Intérieur, les gouverneurs qui servent mieux le projet politique de son parti, en l’occurrence le parti Ennahdha, relevant que le poste de gouverneur est par excellence un poste politique».

    M. Bouthelja a tenu à préciser dans des interviews aux radios locales que «la critique de ces nominations a porté essentiellement sur l’appartenance politique des gouverneurs mais jamais sur leur compétence», compétence qu’il confond, ici, avec le haut niveau d’instruction des personnes nommées (ingénieurs, juristes…) et non avec leur aptitude managériale et politique.

    Pour le parti Ettakatol, partenaire d’Ennahdha dans la Troïka, la surprise est totale. Son porte-parole, Mohamed Bennour, a réagi timidement en indiquant qu’en principe «les nominations administratives ne sont pas un gâteau à partager et que la seule règle majeure à respecter, pour son parti, réside dans la compétence des cadres nommés».

     

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MOEZ MHAROUECH-MON CONSEIL MACHIAVELIQUE A ENNAHDA

كتبها مراد رقيّة ، في 12 مارس 2012 الساعة: 13:46 م

 

Mon conseil machiavélique à Ennahdha pour réussir sa dictature.

Les salafistes djihadistes constituent la meilleure arme qui pourrait aider un régime à instaurer une dictature. Seulement il faut savoir comment manipuler cette arme à double tranchant. J’explique dans ce billet le mode d’emploi de cette arme et comment elle peut aider Ennahdha à réaliser.

Le meilleur moyen pour Ennahdha de régner en maître sur le pays est de lancer une frappe « chirurgicale » forte visant ce mouvement salafiste djihadiste. Un coup de filet en quelques jours avec une dure condamnation.

L’exécution de cette action est très facile pour quatre raisons:

1- Les personnes qui y appartiennent sont déjà fichés par la police et leurs nouveaux adeptes sont facilement repérables dans la société.

2- Les djihadistes vivent en marges de la société et sont facilement repérables. Ils n’ont pas d’organisation politique réelle qui leur permette de vivre dans le secret. Le parti aura bien-sur le soutien de la population qui voient en eux l’ennemi rien que par leur intolérance à la différence caractéristique des tunisien.

3- Ils trouveront une grande coopération de la part de la police. Car d’une part ça leur permettra de se racheter au près d’Ennahdha, de se défouler en pratiquant leur hobby et surtout ça permettrait de créer un lien de complicité sur cette affaire. Ceci établira une relation de confiance entre la police et le gouvernement.

4- L’opposition ne pourrait pas les attaquer sur cette action. Ils pourraient même, avec beaucoup de dépit, l’encourager.

Le plus grand intérêt de cette action c’est qu’elle donne très rapidement ses fruits, avec une étonnante facilité d’exécution. Je présente ici une liste des résultats qui pourraient être obtenus à court terme:

1- Ennahdha tire une épine du pied. Elle n’aurait plus à gérer cette partie incontrôlable de son mouvement. Et elle donnera un signal fort à ces membres qui dépasseront les limites qu’elle leur avait mises.

2- Elle rassure la frange populaire modérée qui a voté pour elle et qui commence à avoir peur de voire le pays sombrer sous l’extrémisme.

3- La faillite de l’opposition. Cette dernière a gagnée fondé galvanisé ses troupes en jouant sur la peur des tunisiens de la dérive islamiste. Elle se retrouve dans l’hors jeu, sans aucune idéologie mobilisatrice.

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الوزيرة سهام بادي ومقولة”أشرب ماء البحر”

كتبها مراد رقيّة ، في 6 مارس 2012 الساعة: 14:03 م

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UN HEROS MOKNINOIS APPELE DOCTEUR MOHAMED MEKKI CHAOUCH

كتبها مراد رقيّة ، في 6 مارس 2012 الساعة: 12:31 م

  Le président de la commission médicale et chef de service chirurgie générale à l’hôpital régional M’hamed Ben Salah de Moknine (gouvernorat de Monastir), Dr Mohamed Mekki Chaouech, a entamé, lundi 5 mars 2012, une grève de la faim pour protester contre ce qu’il considère comme étant une «ignorance des revendications appelant à renforcer le cadre médical et paramédical» au sein de cet établissement hospitalier public. 
Le médecin a indiqué, dans une déclaration à l’agence TAP, qu’il avait envoyé des correspondances, depuis le mois d’août 2011, aux autorités centrales et régionales pour attirer leur attention sur «le manque flagrant de pers

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ENNAHDA……NOUVEAU RCD

كتبها مراد رقيّة ، في 17 فبراير 2012 الساعة: 18:55 م

 

    Tunisie - Administration: «Un coup d’Etat institutionnel d’Ennahdha serait-il en marche?»

     

  • Par Amel Belhadj Ali
  •  

  • «Nous voudrions rassurer tous nos concitoyens, il n’y aura pas de bouleversements brutaux dans les administrations, nous travaillerons avec les cadres compétents et qualifiés de nos institutions». C’est ce que ne cessaient de dire et de répéter à longueur des journées, de discours et de déplacements à l’intérieur et à l’extérieur du pays, les nouveaux détenteurs d’un pouvoir légitime quoique provisoire qui va de plus en plus vers l’absolutisme.

  • Les déclarations rassurantes à l’adresse du peuple, des opérateurs économiques et des observateurs internationaux, n’y changeront rien. Car ce ne sont que des paroles et les promesses, n’engagent que ceux qui les donnent.

    Rapidement et sûrement, les nouveaux maîtres du pays ont commencé à s’accorder toutes les prérogatives. De celle du chef du gouvernement qui détient tous les pouvoirs, y compris le contrôle de l’administration, de la force publique et des collectivités locales, à celle des nominations des nouveaux directeurs au sein des administrations. Les critères de choix, d’après de nombreux témoins, ne seront pas ceux de la compétence et de l’expertise mais plutôt l’appartenance partisane… L’histoire de la Tunisie serait-elle un éternel recommencement?

    Il y a déjà deux mois, sur le journal *Middle East online, on publiait un article dans lequel ont parlait du projet d’Ennahdha d’injecter 2.000 cadres dans l’Administration pour pouvoir en maîtriser les rouages et avoir à sa solde des «soldats» disciplinés et obéissants. Dans ce même article, on affirmait que c’est Rached Ghannouchi lui-même qui décide de qui fait quoi. L’information nous fut confirmée par des acteurs politiques sur la place de Tunis.

    La question posée à Samir Dilou lors d’une conférence de presse fut évacuée d’un revers de la main: «Nous n’en savons rien, posez donc la question au parti Ennahdha». Réponse peu convaincante alors que dans presque tous les ministères, nous assistons à des mouvements des cadres administratifs. Certains parmi eux se plaindraient même de voir des rapports ou des communiqués qu’ils présentent à leurs supérieurs repris ensuite par le parti.

     

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حزب حركة النهضة وتعيينات قطاع الاعلام/هل هي محاولة وصاية وتلجيم؟؟؟

كتبها مراد رقيّة ، في 8 يناير 2012 الساعة: 09:37 ص

 12, 21:08

 

 
 

بيــــــــــــــــان

 

 

تلقـت النقابــة الوطنيـة للصحافيين التونسييـن باستيـاء كبير قرار رئاسة الحكـومة المؤقتة اليوم السبــت 7 جانفي 2012 تسمية عدد من المسؤولين في قطاع الإعلام دون استشارة الهياكل المهنية المختصة وأساسا النقابة الوطنية باعتبارها الهيكل الشرعي المنتخب والممثل لعموم الصحفيين التونسيين.

وإذ تعبر النقابة الوطنية عن رفضها لهذه الأساليب المعتمدة في تعيين المسؤولين على رأس المؤسسات الإعلامية العمومية وتنديدها بمواصلة تجاهل أهل الاختصاص، فإنها تحمّل الحكومة المؤقتة مسؤولياتها كاملة في ما سيترتب عن هذه التعيينات العشوائية من نتائج خطيرة على المهنة والقطاع وترديه خاصة وأن بعض المعيّنين كان خادما طيّعا للنظام الاستبدادي السابق بل إن بعضهم ارتبط اسمه بملفات فساد.

وتستنكر النقابة الوطنية للصحفيين التونسيين هذا التعدي الذي لم يتوقف عند تسمية المديرين فحسب بل شمل، في سابقة غريبة هي الأولى من نوعها، تعيينات رؤساء التحرير والأخبار التي من المفترض أن تتم عن طريق الانتخاب أو التوافق داخل المؤسسات الإعلامية فضلا عن كونها ترقية مهنية.

وتدعو النقابة الوطنية للصحفيين التونسيين الحكومة المؤقتة إلى التراجع عن هذه التعيينات وهذا الإجراء الفوقي والانفرادي وتطالبها بالتفعيل الآني والعاجل لقانون بعث الهيئة العليا المستقلة للاتصال السمعي البصري التي ستتولى ملف التعيينات وفق المعايير المهنية والموضوعية

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المواطن والادارة وحقوق المواطنة

كتبها مراد رقيّة ، في 12 نوفمبر 2011 الساعة: 16:52 م

 

المواطن والإدارة وحقوق المواطنة

الاستاذ نبيل الحجلاوي

رياض حجلاوي

 

عندما انطلقت الثورة في تونس وتفاعل معها الإعلام الحر والإعلام الافتراضي وبدأت وتيرة الثورة تتصاعد بدأت معها الأسئلة تطرح
وقد طرح السؤال إلى أين ستصل هذه الثورة هل إلى سقوط الدولة أم سقوط السلطة الحاكمة أم تكتفي بهروب المخلوع
اليوم وبعد تسعة أشهر من قيام الثورة تبين أن إرث الإدارة التونسية التي بقيت بعد هروب الطاغية ثقيل
أبدأ بهذا الخبر الذي لم تتحدث عنه الصحافة ومر دون إعلام

هذه الرسالة من الأخ فتحي داسي رئيس جمعية الكرامة ليون
الى الأخ رياض

تقبل مني تهاني العيد، وبعد فلقد علمت بمظلمة نبيل منذ 3أيام عن طريق صديقي محسن العين الحجلاوي الذي نشر الخبر على صفحات حركة الشعب الوحدوية التقدمية، واذ أعبر لك عن مساندتي فإنني سوف أعلمك أن حكومة السبسي قد أخرجت تهمة جديدة سجن بموجبها 3 اخوة من حركتنا في سليانة وهم خالد السعدي وخالد المباركي وياسين الزريبي لمدة 6 أشهر وهذه التهمة سياسية لا وجود لها في القانون وهي ثلب المؤسسة العسكرية، لا ينفع مع هؤلاء الأنذال الا الضغط وإنني لأساندك في نشر الخبر وفي أي عمل تقرره فلا تبخل عني بالاعلام.

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الصحبي العمري/من هنا تبدأ الحكاية،ورطة الحكومة المؤقتة في ظلال المصاهرة الأسرية والمصالح الفئوية

كتبها مراد رقيّة ، في 25 أغسطس 2011 الساعة: 21:30 م

  من هنا تبدأ الحكاية 

ورطة الحكومة المؤقّتة في ظلال المصاهرة الأسرية والمصالح الفئويّة

 

هل يقوم الباجي قايد السبسي بالواجب بعيدا عن تصفيات الحسابات الشخصيّة ؟

 

 

تصدّعت علاقة التّواصل بين الحكومة المؤقّتة وشباب ثورة تونس من خلال العديد من المظاهر السلبيّة التي شوّهت مسار ثورة تونس وإستحقاقاتها الجوهريّة حيث يطلع بين الفينة والاخرى الوزير الأوّل الباجي قايد السبسي في منابر الخطب والتّصريحات بأطروحات الإستهزاء والإحتقار تجاه الشعب والتي تلتفّ على سوء أداء فريق حكومته .

 

 

يلاحظ المتتبّع لتطوّرات الأحداث والمستجدّات في تونس أنّ الباجي قايد السبسي لا يمكن له تحقيق أهداف الثورة لإعتبارات موضوعيّة تحول دون مراوحة مكانه رغم انّه قام بتعيين إبن شقيقته عياض بن عاشور في مجلس الإلتفاف على الثورة وكلّف رافع بن عاشور شقيق عياض للتّشريع في الوزارة الأولى قبل أن يعيّنه سفيرا في المغرب … لذلك تراه يلجأ إلى مراوغاته البهلوانيّة في تبرير العجز الواضح في المضيّ قدما في تصريف أعمال الدولة بما يتماشى ومتطلّبات إستحقاقات الشعب الذي لم يطرأ على ضروراته وطموحاته أيّ أمل للخروج من بوتقة الوهم والمغالطة والتضليل التي أخذت صيغة الإلتفاف على ثورته نظرا للورطة الأخلاقيّة التي وجد فيها نفسه الوزير الأوّل الباجي قايد السبسي دون خيار منه .

 

 

لقد توفّرت عوامل وظروف لديه تحول دون تنفيذ أو الإسراع في نسق تنفيذ أسس الإنتقال الديمقراطي نظرا لتقاطع عديد المصالح العائليّة التي توفّر مادة لملفّات فساد تتضارب مع المهام الوطنيّة المناطة بعهدة الوزير الأول .

 

 

من ذلك نجد أنّ إبنة الباجي قايد السبسي "آمال" متزوّجة من نبيل حمزة الذي له علاقة قرابة عائليّة مع يسرى وكوثر . يسرى حمزة متزوّجة من خليل الشّايبي إبن رجل الأعمال الفاسد توفيق الشّايبي  خال سليم شيبوب  صهر الرئيس المخلوع . كوثر حمزة هي والدة مهدي بالقايد خطيب حليمة بن علي إبنة الرئيس المخلوع وهكذا تكون علاقة المصاهرة بين مهدي بالقايد والمافيوزي صخر الماطري والسارق المحتال بلحسن الطرابلسي وباقي الشلّة المعروفة .

 

 

لذلك نرى أنّ الوزير الأوّل "المؤقّت" يتصرّف في المرحلة الإنتقاليّة لثورة تونس بصيغة تحفظ سلامة وحرية أفراد عائلته وعلاقات المصاهرة والمصالح التي تربطه بالعديد من تفرّعات المخلوع .

 

 

لقد لجأ الباجي لهراء التصريحات الفضفاضة التي يريد أن يسمعها الشارع التونسي دون أن تتبعها إنجازات أو تنفيذ للقرارات والوعود إلى درجة فقد فيها الوزير الأوّل المؤقّت مصداقيّته ولم يبق له إلاّ الرحيل من موقعه الحكومي قبل أن يزداد تأزّم الوضع العام ويضرم لهيب الإحتقان الشعبي .

 

 

لقد تفنّن الباجي قايد السبسي في محاولة تحويل إهنمامات المواطن التونسي عن أداء الحكومة المؤقّتة في موضوع مقاومة الفساد المالي والإجرام السياسي لأزلام المخلوع وزبانيّته دون أن ينجح في ذلك نظرا للجراح العميقة التي أحدثها نظام بن علي في صلب المجتمع مدة ثلاث وعشرين سنة .

 

 

فلا ينفع التبجّح بإتهام المخلوع بالخيانة العظمى حين تنتصب دوائر القضاء عديد المرّات لمحاكمة المخلوع من أجل تعاطي المخدّرات والإستيلاء على أموال عموميّة حين يعلم القاصي والداني أنّ الرّئيس الهارب أضرم النّار والدّمار والتّخريب في البلاد قبل أن يغادر تونس مع أصهاره .

 

 

يبدو أنّ الباجي قايد السبسي لم يعط من الإهتمام والأهمية والعناية اللاّزمة لدماء شهداء ثورة تونس للقبض ومحاكمة مجرمي وزارة الداخلية الذين أطلقوا النّار على الصّدور العارية لمواطنين عزّل خرجوا للتّعبير سلميّا عن رفضهم للضّيم الذي لحقهم من دكتاتوريّة البوليس .

 

 

لا أسوق لوما ولا عتابا للوزير الأوّل الباجي قايد السبسي بل أوجّه له إتّهاما  صريحا بالتقصير والتّواطئ في عدم تنفيذ إستحقاقات ثورة تونس المجيدة إلى درجة إنحرف بمسارها نحو التّمييع وإحتقار غضب الشعب وإحتقانه من سوء أداءه وعدم قدرة الوزير الشّيخ على مجاراة نسق متطلّبات ما بعد 14 جانفي 2011 بالتّستّر على الفاسدين والمجرمين الأصليّين الذين إستنزفوا أموال وعرق ودماء الشعب التّونسي .

 

 

لا أذكر ذلك من باب المزايدة في الوطنيّة والإندفاع في الذّود على المصلحة العليا للبلاد ولكن بان بالكاشف المكشوف أنّ سي البلاجي قايد السبسي لم يأت إلى الحكومة المؤقّتة للمحافظة على إستحقاقات ثورة تونس وتصريف أعمال الدولة بل جاء أو وقع تعيينه من طرف إبن خالته رئيس الجمهورية المؤقّت فؤاد المبزّع لتكوين حلف عائلي في أجهزة السّلطة يكون درع أمان ومناعة للفاسدين والمجرمين المعروفين وذلك من أجل إنقاذ رواسب شلّة بن علي من الورطة التي وضعهم فيها سامي سيك سالم "موظّف سامي بالقصر الرئاسي" حين جلب رئيس مجلس النواب ورئيس مجلس المستشارين والوزير الاول لإلقاء بيان سدّ الشغور الدستوري بعد أن غادر المخلوع البلاد دون سابق إعلام في 14 جانفي 2011 ووقع إعتقال المدير العام للأمن الرئاسي علي السرياطي دون تهم لتحييده عن الصراعات اللاحقة بين أباطرة الفساد المالي والإجرام السياسي في تونس.

 

 

وتتواصل مسرحيّة الباجي قايد السبسي دون أن يعي أنّ ما يقوم به من تبسيط وتمييع لمتطلّبات المرحلة الإنتقاليّة لا يخدم مسيرته وقد تكون له إنعكاسات سلبيّة على مجريات حياته الخاصة .

 

 

ثار الشعب ضدّ الطرابلسيّة وآل بن علي وذويهم وتفرّعاتهم وظنّ الجميع أنّ الباجي قايد السبسي قد يقوم بالواجب بعيدا عن تصفيات الحسابات الشخصيّة مع حاشيّة المخلوع وعائلته ولكنّ

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RIDHA KEFI-BCE DEFEND SON EQUIPE ET BOTTE EN TOUCHE

كتبها مراد رقيّة ، في 19 أغسطس 2011 الساعة: 12:21 م

 

Tunisie. Béji Caïd Essebsi défend son équipe et botte en touche

Le Premier ministre par intérim a fait un discours, ce matin, au Palais des Congrès, à Tunis, pour dissiper les suspicions entourant l’action de son gouvernement. A-t-il convaincu? Par Ridha Kéfi

 


Le style fait l’homme. Fidèle à son style tout en rhétorique, Béji Caïd Essebsi a fait un discours fleuri, alternant citations coraniques, vers poétiques et adages populaires, une manière, peut-être d’atténuer la gravité des sujets évoqués ou d’en relativiser l’impact sur les auditeurs.

Parlant devant les membres du gouvernement provisoire, les responsables des corps constitués, les dirigeants des partis politiques, les membres des instances de transition, et les représentants de la presse, le Premier ministre a montré, à la fois, une détermination à aller jusqu’au bout du mandat qui lui est confié et une volonté de s’en acquitter dans les délais prévus, c’est-à-dire jusqu’à la constitution d’un nouveau gouvernement à l’issue de l’Assemblée constituante, le 23 octobre prochain.

On ressentait aussi, dans les mots et les intonations, une certaine lassitude, somme toute compréhensible. Le locataire «provisoire» (un mot qu’il ressent, à juste titre, comme un diminutif) du Palais du Gouvernement de la Kasbah laisse transparaître un sentiment de dépit. Il ressent même une certaine ingratitude dans l’acharnement de certains acteurs politiques contre sa personne et les membres de son gouvernement, et les suspicions que ces derniers alimentent au sujet d’un soi-disant agenda secret de l’exécutif provisoire.

Tout en admettant que cela «fait partie du jeu», le Premier ministre se console du fait que ces attaques proviennent d’une «minorité», mais d’une minorité dont l’opinion est en passe de devenir dominante dans la société. Cela aussi, il l’admet, et son discours-plaidoyer d’aujourd’hui est censé réfuter ces  suspicions. Les attaques sont venues même d’un «kabir el qaoum» (grand notable) de la société, déplore M. Caïd Essebsi, qui ne cite pas de nom. Il désigne cependant un ancien responsable politique qui a dirigé des ministères de souveraineté et qui connaît donc les rouages et les modes de fonctionnement de l’Etat. Par cette allusion limpide, il semble montrer du doigt l’un de ses vieux compagnons de route : Ahmed Mestiri, auteur d’un article où il déclare son «opposition formelle – une opposition politique, pacifique et éloignée de la violence – à la démarche du pouvoir, celle de ses agents et de ses acolytes dans la classe politique ; une démarche qui est de nature à compromettre l’avènement de l’Etat de droit et du régime démocratique, à court et à long termes».

Plaidoyer pro-domo. «Pour pouvoir juger ce gouvernement, il faut être juste», lance le Premier ministre, qui rappelle les circonstances dans lesquelles ce gouvernement a été constitué: instabilité, affrontements violents dans certaines régions, évasions massives des prisons, manifestations et sit-in paralysant le fonctionnement des entreprises… «Ce gouvernement a été constitué dans des circonstances très difficiles. Peu de gens étaient candidats pour la mission de sauvetage. Quand on me l’a proposée, j’ai assumé mon devoir, en toute conscience», dit M. Caïd Essebsi. Il ajoute: «Nous avons travaillé dans le cadre d’une feuille de route claire. Il s’agissait, d’abord, de mettre en place une Assemblée constituante à l’issue d’élections libres, pluralistes et transparentes. Et, parallèlement, de gérer les affaires courantes du pays. Comme il s’agit d’un gouvernement provisoire, notre mandat devait s’achever par ces élections, initialement prévues le 24 juillet. Les grandes réformes, comme celle de la justice, ne faisaient pas partie des missions de ce gouvernement, mais comme le problème s’est posé avec insistance, nous avons décidé d’assumer nos responsabilités dans tout ce qui se passe dans le pays, le bon comme le mauvais, le meilleur comme le pire.»

Aux responsables de la société civile qui affirment, sur les plateaux de télévision, que le gouvernement n’a pas fait son devoir, et qui menacent de faire tomber ce 3e gouvernement post-Ben Ali, comme ils l’ont fait pour les deux premiers, conduits par Mohamed Ghannouchi, M. Caïd Essebsi a tenu à rappeler l’état dans lequel était le pays il y a quelques mois, estimant que «la situation s’est beaucoup améliorée. Elle n’est pas parfaite, certes, mais nous sommes dans une situation stable. La preuve: l’année scolaire s’est très bien terminée. Ramadan est arrivé dans de bonnes conditions, en dépit de la hausse des prix.»

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ERRE PUCHOT-CE QUI C’EST VRAIMENT PASSE LE 14 JANVIER2011

كتبها مراد رقيّة ، في 9 أغسطس 2011 الساعة: 13:20 م

 

Ce qu’il s’est vraiment passé le 14 janvier à Tunis (Médiapart)

par Cedric BS, mardi 9 août 2011, 12:29
 

NB: L’article nécessitant un code d’accès payant au site, je le mets à votre disposition par un copié-collé ici-même.

09 août 2011 | Par Pierre Puchot, MEDIAPART

http://www.mediapart.fr/journal/international/090811/ce-qu-il-s-est-vraiment-passe-le-14-janvier-tunis

Six mois ont passé depuis ce jour mémorable où Zine El Abidine Ben Ali, président de la Tunisie depuis cinq mandats, quittait le pays, à la grande joie des Tunisiens d’abord incrédules. Deux versions officielles, très incomplètes et donc insatisfaisantes, ont été rendues publiques, et documentaient jusqu’à aujourd’hui les circonstances de la fuite du dictateur honni.

La première, par Ben Ali lui-même: dans un communiqué, l’ancien président expliquait au printemps qu’il était monté dans l’avion ce jour-là avec sa femme et ses enfants, car le chef de la sécurité présidentielle et de sa famille, Ali Seriati, lui avait promis qu’il pourrait revenir.

La seconde nous vient d’Ali Seriati en personne, lors de l’ouverture de son procès, le 26 juillet à Tunis.«Le 12 janvier, affirme-t-il, j’ai réalisé que Ben Ali allait tomber et qu’il allait en résulter un vide institutionnel.» Selon lui, le 14 janvier, il y aurait eu parachutage de forces de la police et de la garde nationale sur l’aéroport de Tunis-Carthage. «Vers 15 heures, Ben Ali m’a appelé dans son bureau et m’a demandé de faire préparer l’avion présidentiel pour un décollage à 18 heures en vue de transporter sa famille en Arabie saoudite où elle (serait restée) le temps que la situation se calme, et m’a ordonné de les accompagner dans ce voyage. Mais, à l’aéroport, Ben Ali change d’avis et décide de les accompagner lui-même, puis de retourner à Tunis le lendemain.» Arrêté le 14 janvier après la fuite de Ben Ali, Ali Seriati est jugé à Tunis aux côtés de vingt-deux proches du couple Ben Ali appréhendés à l’aéroport, dans un procès dont les audiences doivent reprendre mercredi. Accusé entre autres de complot contre la sûreté intérieure de l’État, il est poursuivi pour complicité de tentative de sortie illégale de devises.

Lors d’une conférence de presse donnée ce lundi 8 août 2011 à Tunis, le colonel Samir Tarhouni, chef de la Brigade anti-terrorisme de la police nationale (BAT, équivalent de notre RAID), a livré sa version de la prise d’otages qui a conduit, le 14 janvier, au départ de Ben Ali. Elle contredit totalement celle d’Ali Seriati.

Selon les informations recueillies par Mediapart, ce n’est qu’après avoir appris que Belhassen Trabelsi, en fuite au Canada, aurait décidé de les faire assassiner, lui et sa famille, que le colonel a pris la décision d’organiser cette conférence de presse.

Mediapart publie aujourd’hui tous les détails de cette journée du 14 janvier, vue par le colonel Samir Tarhouni, mais aussi par ses hommes, ainsi que plusieurs autres témoins présents ce jour-là. Les images publiées en exclusivité par Mediapart sont issues de la vidéo prise durant l’après-midi et le début de la soirée du 14 janvier par un des agents de la BAT. Elles prouvent à elles seules que la version officielle, qui voudrait que les Trabelsi aient été arrêtés par l’armée après le départ de Ben Ali, la nuit du 14 janvier, est erronée.

À titre indicatif, et pour comprendre le récit qui suit, le lecteur doit savoir que la sécurité nationale tunisienne est composée de quatre unités spéciales, dont la Brigade anti-terroriste de la Police nationale et l’Unité spéciale de la garde nationale (équivalent du GIGN français). Ces deux unités sont celles qui ont accompagné Ben Ali le 7 novembre 1987, lors de son coup d’Etat. Demeurée dans l’ombre depuis, la BAT tunisienne n’intervient que très rarement, dans le cadre de missions particulièrement périlleuses.

Une question, de taille, demeure toutefois comme la grande énigme de ce 14 janvier : quel fut le rôle de Rachid Ammar, ancien chef de l’armée de terre, placé en toute discrétion à la tête de l’armée à la mi-avril, et que beaucoup de Tunisiens considèrent comme le principal dirigeant du pays depuis la chute de Ben Ali ?

D’après le colonel Samir Tarhouni, ainsi que les témoignages recueillis par Mediapart, voici le récit de la fuite de Ben Ali et de sa famille, qui a fait basculer la Tunisie, et entraîné le monde arabe dans un mouvement révolutionnaire qui n’a pas encore trouvé son terme.

La famille Trabelsi/Ben Ali en partance pour Lyon…

 

Ce vendredi 14 janvier, 28 membres de la famille Trabelsi, proches de Leila Trabelsi, la femme du président Ben Ali, se retrouvent au Palais de Carthage. Pendant que des milliers de Tunisiens manifestent devant le ministère de l’intérieur, d’autres s’en prennent aux villas occupées jusque-là par les membres de la «famille». Leur sécurité n’étant plus assurée, le chef de la sécurité présidentielle, Ali Seriati, entreprend de leur faire quitter le pays. Les 28 membres de la famille Trabelsi regroupés au Palais de Carthage se préparent dès alors à prendre le premier vol pour Lyon, programmé à 15h. Parmi eux, seul Belhassen Trabelsi (frère de Leila Ben Ali, aujourd’hui encore en fuite au Canada) décide au dernier moment de fuir par bateau, laissant sa place dans l’avion à la sœur de sa femme, Dadou Djilani Trabelsi, mariée à Sofiane Ben Ali, neveu du président.

En fin de matinée, devant le ministère de l’intérieur, avenue Bourguiba à Tunis, la foule se fait de plus en plus nombreuse. Peu avant 13h, le capitaine de la BAT présent devant le ministère, en contact constant par téléphone avec le colonel Samir Tarhouni, reçoit l’ordre de protéger les manifestants civils en cas d’attaque armée, et le ministère du mieux qu’il le puisse, mais sans jamais faire usage de balles réelles. Vers 13h30, le capitaine décide de déployer ses hommes sur le toit du bâtiment. C’est à ce moment que des hauts cadres du ministère, toujours enfermés dans le bâtiment, et dont Mediapart n’a pas pu obtenir l’identité, intiment l’ordre au capitaine de tirer sur la foule. Le capitaine appelle son colonel, au QG de la BAT à Tunis. Celui-ci ordonne à son capitaine de ne pas faire feu, et de vider toutes les balles des chargeurs de ses hommes.

Au même moment, la caserne de la direction générale des unités d’interventions – dont la BAT, à Bouchoucha – est en état d’alerte. Non seulement la maison d’arrêt de Bouchoucha, située non loin de la caserne, abrite des criminels de droit commun, mais encore la caserne elle-même renferme une grande quantité d’armes à feu. Les commissariats du quartier voisin viennent d’être incendiés. Si les manifestants arrivent aux portes de la caserne, il n’y aura que deux choix possibles: tirer sur des civils, ou les laisser s’emparer des armes et de la prison.

Dans son quartier général, le colonel Samir Tarhouni regroupe les trois officiers restants dans son bureau. Par talkie-walkie, ils entendent une alerte faisant état de groupes se rapprochant de l’aéroport Tunis-Carthage. Le colonel décide alors d’appeler un ancien collègue détaché à l’aéroport, pour se faire confirmer cette information. Celui-ci la dément, mais lui annonce que des membres de la famille Trabelsi et Ben Ali s’apprêtent à prendre des vacances en Europe. Le colonel lui ordonne de les arrêter. Son interlocuteur lui répond qu’il est dans l’incapacité de le faire, Ben Ali est encore président de la Tunisie.

Le colonel se tourne vers ses officiers: « Le pays est à feu et à sang, les manifestants s’approchent de la caserne de Bouchoucha, des ordres ont été donnés à un de nos capitaines de tirer sur des civils devant le ministère de l’intérieur, et pendant ce temps, ce chien de Ben Ali s’occupe d’envoyer sa famille en vacances. C’est le moment où jamais de faire ce que nous devons à notre pays: allons leur demander des comptes.» Sur les trois officiers, un seul accepte d’agir sans ordres et d’aller capturer les Trabelsi.

 

À 14h25, un premier groupe de douze hommes, le colonel Samir Tarhouni et un de ses capitaines à leur tête, quittent Bouchoucha, pour l’aéroport de Tunis-Carthage. Sur la route, le colonel appelle sa femme, détachée à la tour de contrôle de l’aéroport. Il lui demande de bloquer tous les appareils sur le tarmac. Elle hésite, puis lui répond qu’elle ne peut les retarder que de 15 minutes…

Imed Trabelsi arrive par le parking…

 

À 14h35, le groupe de la BAT est reçu par les agents de police de l’aéroport, très étonnés de sa présence. À la question du colonel, qui leur demandait où se trouvaient les Trabelsi, le directeur de la sûreté de l’aéroport, Zouheir Bayéti, répond qu’ils sont dans le salon d’honneur, qu’ils s’apprêtent à qui

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